Rééducation & Prévention

Entorse de cheville : timeline et critères de retour au sport

Geoffrey Bailly
30 janvier 2026
9 min de lecture

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Pourquoi ça arrive ? Comprendre la biomécanique de l'entorse

L'articulation de la cheville, ou articulation talo-crurale, unit le tibia et le péroné (os de la jambe) au talus (os du pied). Sa stabilité dépend de trois groupes ligamentaires : le complexe ligamentaire latéral (ligament talo-fibulaire antérieur LTFA, ligament calcanéo-fibulaire LCF, ligament talo-fibulaire postérieur LTFP), le ligament deltoïde médial (plus robuste), et la syndesmose tibio-fibulaire. L'entorse latérale, représentant 85% des entorses de cheville, survient lors d'un mécanisme d'inversion forcée (plante du pied tournée vers l'intérieur) combinée à une flexion plantaire (pied pointé vers le bas).

Ce mécanisme lésionnel se produit typiquement lors d'une réception de saut sur un terrain irrégulier, d'un changement de direction rapide, ou d'un contact avec un adversaire. Le LTFA, ligament le plus antérieur et le plus faible, est systématiquement lésé en premier. Si la force d'inversion persiste, le LCF se rompt ensuite, définissant une entorse grade II. Enfin, dans les traumatismes les plus sévères, le LTFP cède également, constituant une entorse grade III avec instabilité majeure. À La Réunion, les terrains de trail accidentés (roches volcaniques, racines, boue) et les sports de raquette sur surfaces dures exposent particulièrement les sportifs à ce type de blessure.

Au-delà de la lésion ligamentaire initiale, l'entorse déclenche une cascade inflammatoire avec œdème (gonflement), hématome, et douleur. Cette inflammation, bien que nécessaire à la cicatrisation, altère la proprioception : les mécanorécepteurs ligamentaires, capteurs sensoriels informant le cerveau de la position et du mouvement de la cheville, sont endommagés. Cette perte d'information proprioceptive explique la sensation d'instabilité et le risque accru de récidive. Le système nerveux central, privé de feedback précis, ne peut plus anticiper et corriger les perturbations d'équilibre, rendant la cheville vulnérable aux entorses répétées.

Un autre facteur biomécanique crucial est la faiblesse musculaire post-traumatique. Les muscles fibulaires (anciennement péroniers latéraux), situés sur le côté externe de la jambe, sont les éverseurs actifs de la cheville (mouvement opposé à l'inversion). Après une entorse, ces muscles s'atrophient rapidement (inhibition réflexe due à la douleur et au gonflement) et perdent leur capacité de réaction rapide. Or, leur contraction réflexe en quelques millisecondes constitue la première ligne de défense contre l'inversion excessive. Sans rééducation ciblée, cette faiblesse persiste des mois, voire des années, perpétuant l'instabilité.


Ce que dit la science : les preuves récentes

Critères de retour au sport : revue systématique

Une revue systématique de 2019 publiée dans Sports Medicine par Tassignon et collaborateurs a analysé 155 études évaluant les critères de retour au sport après entorse latérale de cheville. Les auteurs ont identifié un large spectre de mesures cliniques et de tests fonctionnels, mais aucun consensus universel. Cependant, cinq domaines d'évaluation émergent comme essentiels :

  1. Douleur : Échelle visuelle analogique (EVA) ou échelle numérique ≤2/10 lors des activités sportives. La douleur résiduelle modérée est acceptable si elle n'altère pas la performance.

  2. Déficits articulaires : Amplitude de mouvement (dorsiflexion ≥10° avec genou fléchi, test du mur), force musculaire (fibulaires, triceps sural, tibial antérieur) ≥90% du côté sain, absence d'œdème significatif.

  3. Perception de l'athlète : Questionnaires validés (Cumberland Ankle Instability Tool CAIT, Foot and Ankle Ability Measure FAAM) avec scores >90% du maximum. Confiance subjective de l'athlète dans sa cheville.

  4. Contrôle sensori-moteur : Tests d'équilibre statique (appui unipodal yeux fermés >30 secondes) et dynamique (Star Excursion Balance Test SEBT avec distances ≥95% du côté sain dans toutes les directions, Y-Balance Test).

  5. Performance fonctionnelle : Tests de saut (single-leg hop for distance, triple hop, crossover hop) avec symétrie ≥90% entre les deux côtés, tests d'agilité (figure-8 hop, side hop) avec temps et qualité de mouvement comparables.

La revue souligne qu'aucun critère isolé ne suffit : une approche multidimensionnelle intégrant ces cinq domaines offre la meilleure prédiction d'un retour au sport sécuritaire et durable.

Épidémiologie et instabilité chronique

Une étude épidémiologique majeure de 2019 publiée dans le Journal of Athletic Training par Herzog et collaborateurs a analysé 852 références sur les entorses de cheville et l'instabilité chronique. Les données révèlent qu'environ 40% des personnes ayant subi une entorse latérale aiguë développent une CAI, définie par des récidives répétées, une sensation d'instabilité, et des déficits fonctionnels persistants au-delà de 12 mois post-blessure. Les facteurs de risque de CAI incluent : gravité de l'entorse initiale (grade III), retour au sport prématuré (avant satisfaction des critères), absence de rééducation proprioceptive, antécédent d'entorse controlatérale, et hyperlaxité ligamentaire constitutionnelle.

L'impact de la CAI dépasse le simple inconfort sportif : elle augmente significativement le risque d'arthrose de cheville précoce (avant 40 ans), altère la qualité de vie, et génère des coûts de santé considérables. Ces données soulignent l'importance cruciale d'une rééducation complète et d'une prévention active des récidives.

Probabilités de retour au jeu : nouvelles versus récurrentes

Une étude de 2014 publiée dans le Journal of Science and Medicine in Sport par McKeon et collaborateurs a comparé les probabilités de retour au jeu chez des athlètes lycéens après entorse nouvelle versus récurrente. Les résultats montrent que les athlètes souffrant d'une première entorse ont une probabilité de retour au jeu dans les 7 jours de 58%, contre seulement 42% pour ceux présentant une entorse récurrente. De plus, les entorses récurrentes entraînent des périodes d'absence significativement plus longues (médiane 10 jours vs 6 jours pour les nouvelles entorses). Ces données suggèrent que les entorses répétées induisent des dommages cumulatifs et une cicatrisation moins efficace, renforçant l'importance de la prévention primaire.

Efficacité de la rééducation fonctionnelle

Une revue systématique Cochrane et plusieurs guidelines internationaux (dont ceux du International Ankle Consortium) s'accordent sur le fait que la rééducation fonctionnelle constitue le traitement de choix pour l'entorse latérale de cheville. Cette approche, combinant mobilisation précoce avec mise en charge tolérée, exercices d'amplitude, renforcement musculaire, et entraînement proprioceptif, produit des résultats supérieurs à l'immobilisation stricte en termes de retour au sport, réduction de la douleur, et prévention de l'instabilité chronique. Le taux de récidive après rééducation fonctionnelle appropriée est de 10-15%, contre 30-40% après traitement passif ou retour au sport non supervisé.


Auto-traitement safe : ce que vous pouvez faire seul

Phase aiguë (0-72 heures) : Protocole PRICE

Protection : Évitez l'appui complet si douleur intense. Utilisez des béquilles si nécessaire pour décharger partiellement.

Repos relatif : Réduisez les activités aggravantes, mais évitez l'immobilisation complète. Mobilisez doucement la cheville dans les amplitudes non douloureuses.

Ice (Glace) : Appliquez de la glace 15-20 minutes toutes les 2-3 heures pendant 48-72h. Utilisez un sac de glace pilée ou de légumes congelés enveloppé dans une serviette.

Compression : Portez une bande élastique ou une chevillère de compression pour limiter l'œdème. Serrez modérément, sans bloquer la circulation (orteils chauds et colorés).

Elévation : Surélevez la cheville au-dessus du niveau du cœur (coussin sous le mollet en position couchée) pour favoriser le drainage lymphatique.

Phase subaiguë (3 jours - 3 semaines) : Mobilité et renforcement précoce

  1. Alphabet avec le pied : Assis, tracez les lettres de l'alphabet avec votre gros orteil. Effectuez tous les mouvements de cheville (flexion/extension, inversion/éversion, circumduction). 3 séries, 3 fois par jour.

  2. Pompes de cheville : Assis ou debout, effectuez des mouvements de flexion plantaire (pointe du pied) et dorsiflexion (ramener le pied vers le tibia). 3 séries de 20 répétitions, 3 fois par jour.

  3. Renforcement fibulaires avec élastique : Assis, élastique autour de l'avant-pied, effectuez des mouvements d'éversion (pied vers l'extérieur) contre résistance. 3 séries de 15 répétitions, 2 fois par jour.

  4. Marche progressive : Augmentez graduellement la durée et la vitesse de marche selon tolérance. Objectif : marche normale sans boiterie avant de progresser.

Phase de rééducation fonctionnelle (3 semaines - 3 mois) : Proprioception et performance

  1. Appui unipodal statique : Tenez-vous en équilibre sur la jambe blessée, yeux ouverts, 30 secondes × 3 répétitions. Progression : yeux fermés, puis sur surface instable (coussin, Bosu).

  2. Star Excursion Balance Test (SEBT) : En appui unipodal, tendez l'autre jambe dans 8 directions (avant, avant-latéral, latéral, arrière-latéral, arrière, etc.) en touchant le sol le plus loin possible. Revenez en contrôle. 3 répétitions dans chaque direction, 2 fois par jour.

  3. Single-leg hop : Sautez sur la jambe blessée, réceptionnez en contrôle. Progression : hop for distance (distance maximale), triple hop (3 sauts consécutifs), crossover hop (sauts en zigzag).

  4. Exercices d'agilité : Figure-8 hop (sauts en forme de 8), side hops (sauts latéraux rapides), carioca (pas chassés croisés). Commencez lentement, augmentez progressivement la vitesse.

Règle de progression : Passez à la phase suivante uniquement si vous satisfaites les critères : douleur <3/10, œdème minimal, amplitude complète, force >80% du côté sain, équilibre unipodal >20 secondes. Ne précipitez pas : une progression trop rapide augmente le risque de récidive.


Au cabinet : notre approche chez Physiofit974

Lorsqu'un sportif consulte pour une entorse de cheville, notre prise en charge suit un algorithme structuré.

Bilan initial et classification : Nous évaluons d'abord la gravité de l'entorse par l'examen clinique : palpation des ligaments (douleur localisée sur le LTFA, LCF, ou LTFP), tests de stabilité (tiroir antérieur, talar tilt), évaluation de l'œdème et de l'hématome. Les règles d'Ottawa guident la décision de radiographie (douleur osseuse à la palpation des malléoles ou du 5e métatarse, incapacité de faire 4 pas). Nous classons l'entorse en grade I (étirement, stabilité conservée), II (rupture partielle, laxité modérée), ou III (rupture complète, instabilité majeure). Cette classification oriente le pronostic et la durée de rééducation.

Thérapie manuelle et contrôle de l'inflammation : En phase aiguë, nous utilisons des techniques de drainage lymphatique manuel pour réduire l'œdème, des mobilisations douces de la cheville et du pied pour prévenir la raideur, et des techniques myofasciales sur le triceps sural (souvent contracturé). Nous vous enseignons l'application correcte du PRICE et les signes de complications (syndrome compartimental, thrombose veineuse).

Programme de rééducation fonctionnelle progressif : Nous construisons un programme en quatre phases. Phase 1 (semaine 1-2) : contrôle inflammation, récupération amplitude, renforcement isométrique léger, marche progressive. Phase 2 (semaine 2-4) : renforcement dynamique (fibulaires, triceps, tibial antérieur), proprioception statique (appui unipodal), introduction exercices fonctionnels (squats, fentes). Phase 3 (semaine 4-8) : proprioception dynamique (SEBT, surfaces instables), pliométrie progressive (sauts), agilité (changements de direction). Phase 4 (semaine 8-12) : retour au sport spécifique (drills techniques, situations de jeu progressives).

Évaluation objective des critères de retour au sport : Avant d'autoriser le retour au sport complet, nous évaluons systématiquement les cinq domaines : douleur (EVA <2/10), déficits articulaires (amplitude complète, force >90% côté sain mesurée au dynamomètre), perception (CAIT >24/30), contrôle sensori-moteur (SEBT >95% symétrie, appui unipodal yeux fermés >30s), performance fonctionnelle (hop tests >90% symétrie). Nous documentons ces résultats et les communiquons à l'entraîneur ou au médecin du sport.

Stratégies de prévention des récidives : Nous vous équipons d'un programme de maintenance à long terme : exercices proprioceptifs 2-3 fois par semaine à vie (intégrés à l'échauffement), renforcement fibulaires continu, utilisation de taping ou attelle lors des 6-12 premiers mois de retour au sport (particulièrement pour les sports à haut risque). Nous vous enseignons l'auto-taping (technique en étrier) et les critères de remplacement de l'attelle. Cette approche réduit le risque de récidive de 40% à <15%.

Spécificités du contexte réunionnais : À La Réunion, les sports outdoor (trail, surf, football sur terrains irréguliers) exposent particulièrement aux entorses. Nous intégrons dans votre rééducation des exercices sur terrains instables simulant les conditions réelles : marche/course sur sable, équilibre sur roches, changements de direction sur herbe. Cette approche écologique maximise le transfert vers vos activités.


Quand consulter ? Les signaux d'alerte

Certains signes nécessitent une consultation rapide, voire urgente :

Incapacité de marcher : Si vous ne pouvez pas faire 4 pas immédiatement après le traumatisme, consultez pour éliminer une fracture (règles d'Ottawa).

Déformation visible : Une déformation de la cheville ou du pied suggère une fracture-luxation nécessitant une prise en charge urgente.

Douleur osseuse à la palpation : Une douleur localisée sur les malléoles, la base du 5e métatarse, ou le naviculaire (os du médio-pied) justifie une radiographie.

Œdème massif et hématome important : Un gonflement très rapide (dans l'heure) et un hématome étendu peuvent indiquer une rupture ligamentaire complète (grade III) nécessitant une évaluation spécialisée.

Absence d'amélioration après 7-10 jours : Si malgré le protocole PRICE et la mobilisation progressive, votre douleur et votre œdème ne diminuent pas, consultez pour éliminer une complication (lésion ostéochondrale, syndrome douloureux régional complexe).

Sensation d'instabilité persistante : Si après 4-6 semaines, vous ressentez toujours une sensation de "lâchage" ou d'instabilité lors de la marche sur terrain irrégulier, vous développez probablement une CAI nécessitant une rééducation intensive.

Récidives fréquentes : Si vous subissez plus de 2 entorses par an, vous présentez une CAI nécessitant une évaluation biomécanique complète et potentiellement une imagerie avancée (IRM) pour évaluer l'intégrité ligamentaire.


FAQ : vos questions fréquentes

Q : Dois-je porter une attelle ou un taping après une entorse ?
R : Oui, pendant la phase aiguë (1-3 semaines selon gravité), une attelle semi-rigide ou un taping limitant l'inversion tout en permettant la flexion/extension est recommandé. Cela protège les ligaments en cicatrisation tout en autorisant la mobilisation bénéfique. Après cette phase, utilisez l'attelle ou le taping lors des activités sportives pendant 6-12 mois pour prévenir les récidives. Des études montrent que cette stratégie réduit le risque de récidive de 50%. Sevrez progressivement : attelle complète → taping → rien, en fonction de votre confiance et de vos tests proprioceptifs.

Q : Faut-il immobiliser complètement la cheville avec une botte ou un plâtre ?
R : Non, sauf cas exceptionnels (grade III sévère avec instabilité majeure, ou fracture associée). L'immobilisation complète prolongée (>2 semaines) favorise la raideur, l'atrophie musculaire, et paradoxalement augmente le risque d'instabilité chronique. La mobilisation précoce avec mise en charge tolérée (rééducation fonctionnelle) produit des résultats supérieurs en termes de récupération fonctionnelle et de retour au sport. Suivez le principe : "Protection, pas immobilisation".

Q : Combien de temps avant de pouvoir courir à nouveau ?
R : Cela dépend de la gravité. Pour un grade I, la course légère peut être réintroduite après 2-3 semaines si vous marchez normalement sans boiterie, avez une amplitude complète, et passez les tests d'équilibre de base. Pour un grade II, comptez 4-6 semaines. Pour un grade III, 8-12 semaines. Progressez graduellement : marche rapide → course/marche alternée → course continue sur terrain plat → course sur terrain irrégulier → sprints et changements de direction. Ne forcez jamais en présence de douleur >3/10 ou de sensation d'instabilité.

Q : Les exercices proprioceptifs sont-ils vraiment nécessaires ?
R : Absolument. La proprioception (sens de la position et du mouvement) est gravement altérée après une entorse et ne se rétablit PAS spontanément. Sans rééducation proprioceptive spécifique, les déficits persistent des années, expliquant le taux élevé de récidives (40%). Les exercices d'équilibre et de contrôle moteur "reprogramment" le système nerveux, améliorant les réactions réflexes protectrices. Investissez 10-15 minutes par jour pendant 8-12 semaines, puis 2-3 fois par semaine à vie comme maintenance. Le retour sur investissement en termes de prévention est considérable.

Q : Puis-je reprendre le sport si j'ai encore un peu de gonflement ?
R : Un œdème résiduel léger (différence <1cm de circonférence avec le côté sain) est acceptable si tous les autres critères sont satisfaits. Cependant, un œdème persistant important suggère une inflammation active ou une mauvaise cicatrisation, contre-indiquant le retour au sport. Utilisez la compression (chaussettes de compression, taping) et l'élévation pour réduire l'œdème résiduel. Si l'œdème persiste au-delà de 6 semaines malgré ces mesures, consultez pour éliminer une complication.

Q : Dois-je envisager une chirurgie si j'ai des entorses répétées ?
R : La chirurgie (reconstruction ligamentaire) est rarement nécessaire et réservée aux cas d'instabilité mécanique objective (laxité >10mm au test du tiroir antérieur) résistant à 6 mois de rééducation intensive. Avant d'envisager la chirurgie, assurez-vous d'avoir complété un programme de rééducation fonctionnelle complet incluant renforcement, proprioception, et contrôle moteur. 80-90% des patients avec CAI répondent favorablement à la rééducation conservatrice, évitant la chirurgie. Si la chirurgie est nécessaire, elle sera suivie de... rééducation intensive pendant 6-9 mois. Autant optimiser d'abord l'approche conservatrice.


Bibliographie

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À propos de l'auteur

Geoffrey Bailly est kinésithérapeute du sport diplômé, spécialisé en analyse de course et rééducation des pathologies du coureur. Traileur passionné, il accompagne les sportifs réunionnais dans leur préparation aux courses emblématiques de l'île (Grand Raid, Diagonale des Fous, Trail de Bourbon). Il exerce au cabinet Physiofit974 à Saint-Gilles-les-Bains.

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